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Les autorités grecques maltraitent au quotidien les exilés mineurs comme les adultes. Un communiqué de Welcome to Europe et Jeunes sans frontières (voir http://lesvos.w2eu.net/) :

 » Communiqué de presse : « et si c’était votre enfant ? »

LESBOS : des mineurs non accompagnés gardés en rétention et transférés au centre de rétention d’Amigdaleza avec des liens de plastique.

Mardi 19 août 2014, nous avons été témoins du transfert de 36 mineurs non-accompagnés par la police du centre de « remier accueil » de Moria à Mytilène, sur l’ile de Lesbos, vers le port et sur le ferry à destination d’Athènes, certains d’entre nous faisant aussi le voyage ce jour-là. Les enfants et les adolescents – certains d’entre eux pouvaient difficilement avoir plus de 13 ans – étaient menottés (avec des liens de plastique) et gardés par des dizaines de policiers en uniforme et en civil. À première vue nous pensions voyager avec des criminels transférés à la prison de Chios. Ce n’est qu’ensuite que nous avons reconnu des mineurs que nous avions rencontré à PIKPA, puis à nouveau au centre de rétention de Moria pendant notre journée d’action sur l’ile. Il n’étaient même pas autorisés de retirer les menottes lorsqu’ils allaient aux toilettes !

Lorsqu’ils arrivent en Grèce, les mineurs non-accompagnés ont peur de dire la vérité à propos de leur âge. Ils sont tellement effrayé s de rester plus longtemps en rétention qu’ils se déclarent comme adultes, négligeant les conséquences négatives que cette décision pourrait avoir à long terme. Les garçons qui ont été transférés à Athènes le 19 avaient dit la vérité sur leur jeune âge. Il semble qu’ils aient été punis pour ça. Plus, il semble que les nouveaux arrivants soient dissuadés de se déclarer comme mineurs quand ils observent ce qui arrive aux autres ou écoutent leur histoire.

Ces jours-ci, des centaines de réfugiés sont arrivés sur l’ile de Lesbos, le centre de rétention de Lesbos a été rempli – aussi avec des mineurs non-accompagnés. Enraison du grand nombre d’arrivées, les réfugiés adultes sont libérés en quelques jours, quand les mineurs non-accompagnés qui s’enregistrent comme tel doivent rester derrière les barbelés et attendre qu’une place se libère dans un centre ouvert spécialisé.

Avant-hier les 36 mineurs non-accompagnés ont été emmenés comme des prisonniers sur le ferry. Hier, ils sont sans doute arrivés au centre de rétention pour mineurs d’Amigdaleza à Athènes. Avec ces mots « Nous ne voulons pas de nourriture. Nous voulons la liberté ! » ils avaient protesté pacifiquement à Moria contre la rétention. Certains d’entre eux ont été enfermés plus de trois semaines dans des conditions misérables. Maintenant ils sont dans une véritable prison pour mineurs. Il y a seulement un mois (le 17 juillet 2014) un Afghan de 17 ans s’est mutilé par désespoir au centre de rétention de Moria. Il luttait pour sa liberté. Ailleurs en Grèce, comme sur l’ile de Samos, des dizaines de mineurs non-accompagnés sont retenus pendant des semaines avant d’être envoyés dans des centres d’accueil ouvert pour enfants. Pourtant leurs voix sont rarement entendu car le contact avec l’intérieur des centres de rétention n’existe pas pour la société civile.

• Nous demandons la libération immédiate de tous les enfants et adolescents d’Amigdaleza, Moria, Samos et de tout autre centre de rétention ! Liberté pour tous !

• Nous demadons un traitement approprié et une protection à la place des procédures (re-)traumatisantes ! Pas d’escorte de police pour les enfants ! Pas de menottes pour les enfants ! Pas de mineurs en prison !

• Nous demandons l’ouverture de plus de centres ouverts pour les enfants réfugiés !

Welcome to Europe, Jeunes sans frontières
Email: contact@w2eu.info  »