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Île de Lesbos – Grèce

https://goo.gl/maps/8DgebRFR5f32

Près de 350 000 exilé-e-s sont arrivé-e-s sur cette île grecque à proximité des côtes turques. Pour quitter l’île, il faut prendre le ferry, et pour ça il faut s’enregistrer auprès des autorités. Le premier « hotspot » de Grèce, ces centres d’enregistrement et de tri que met en place l’Union européenne aux principaux lieux d’entrée sur son territoire, se trouve là, dans l’ancien centre de rétention de Moria. Ce centre n’héberge pas, il enregistre. les exilé-e-s dorment où ils et elles peuvent, avec le soutien d’ONG, de bénévoles. Pour s’enregistrer, deux files : une, prioritaire, les Syrien-ne-s; l’autre, les non-Syrien-ne-s.

http://newirin.irinnews.org/divers/2015/10/27/lapproche-des-hotspots-aggrave-la-crise-migratoire

Balkans – aux frontières

Jeudi 19 novembre, la Macédoine et la Serbie ferment leur frontière aux exilé-e-s ne venant pas de pays en guerre. En fait seul les ressortissants afghans, irakiens et syriens peuvent passer, et remonter vers l’Europe centrale. Les autres sont bloqués dans le pays où ils se trouvent, et dans le premier d’entre eux, la Grèce.

http://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/les-dernieres-infos-o-refugiesbalkans-l-autriche-la-slovenie-et-la-croatie-vont-elles-fermer-leurs-frontieres.html

Téteghem – France

https://goo.gl/maps/XVukN4ThKvA2

Un campement d’exilé-e-s en partance vers le Royaume-uni se trouve sur le territoire de cette commune des environs de Dunkerque, dans le nord de la France. Depuis début octobre, sa destruction est annoncée par les autorités. La police vient fréquemment arrêter des habitant-e-s et saccager des parties du campement pour faire partir les gens. Une affiche de la sous-préfecture de Dunkerque mise à l’entrée du campement promet aux Irakiens et Syriens : « La France vous accueille et vous offre l’asile immédiat ». Mercredi 18 novembre, le campement est démantelé (voir ici, ici, ici et ).

 

Les autorités européennes avaient développé un discours séparant les « réfugié-e-s », qu’il faut accueillir et protéger, des « migrant-e-s économiques », qui ne sont pas bienvenu-e-s et doivent être renvoyé-e-s dans leur pays d’origine. On a maintenant une hiérarchisation entre les réfugié-e-s légitimes, Syrien-ne-s, Irakien-e-s, parfois Afghan-e-s, et les autres.

On a deux systèmes qui se superposent, et reposent sur les hotspots. Les exilé-e-s qui entrent dans l’Union européenne sont sensé-e-s devoir y être tou-te-s enregistré-e-s lorsque le système sera en place. A priori, les « migrant-e-s économiques » seraient expusé-e-s vers leur pays d’origine. Une partie des « réfugié-e-s légitimes », prioritaires, pour le moment les Irakien-ne-s et Syrien-ne-s, serait admise selon un système de quota dans les différents pays de l’Union européenne qui les accepteraient. Les autres se verraient appliquer le règlement Dublin III, qui fait dans la plupart des cas du pays d’entrée dans l’Union européenne celui où ils et elles doivent faire leur demande d’asile. Si l’enregistrement dans les hotspots est systématique, avec prise des empreintes digitales et enregistrement dans la base de donnée Eurodac, seul-e-s les réfugié-e-s admis-e-s dans les quotas devraient être accueilli-e-s dans d’autres pays que les pays d’entrée. Sauf à quitter ces pays (Grèce, Bulgarie, Italie…) pour vivre ailleurs une existence de sans-papiers.

Sous couvert humanitaire (accueillir les Syrien-e-s), le système qui est en train de se mettre en place, basé sur les hotspots, les quotas et le maintien du règlement Dublin III, risque donc d’être encore plus inéquitable que ce dernier appliqué seul.

 

Téteghem asileL’affiche apposée à l’entrée du campement de Téteghem, dans le nord de la France, à la frontière britannique.

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